Compte-rendus de nos activités

SORTIE DE L’ASSOCIATION À LUSSAN ET AUX CONCLUSES

Une vingtaine de personnes se sont retrouvées devant le château des Fans, demeure de la famille Gide, puis descente jusqu’au portail des Concluses.

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L’après-midi visite de Lussan, du jardin des buis, interprétation méditerranéenne du Niwaki japonais, visite de la mairie, du temple et son exposition sur Luther tout en sillonnant les ruelles pittoresques.

Nous avons fini par l’imposant menhir proche des Concluses.


ÉVOLUTION ARCHITECTURALE DE L’ÉGLISE SAINT-PIERRE-AUX-LIENS DE VESSEAUX

La transformation de l’église primitive romane est liée à l’évolution politique du village

 

  1. Xe siècle : chef -lieu de viguerie et église paroissiale

Vesseaux, rattaché au Saint-Empire Germanique est l’une des 14 vigueries du Bas-Vivarais, une partie des habitations d’Aubenas lui est rattachée.  Lieu important où réside le viguier dans le hameau du Fez (ficus = panier) représentant du comte du Vivarais. Il relève l’impôt royal. Une église paroissiale y est installée.

Elle est située sur une plateforme surplombant de 15 mètres le Liopoux, le long duquel passe le chemin Aubenas-Privas, ancienne voie gallo- romaine.

Elle est en forme de croix grecque, 3 carrés égaux de 7 m. de côté.  Soit 21 m de long pour atteindre le portail qui donne à l’ouest, côté rivière. Le chevet plat est situé à l’est.

On retrouve l’architecture de cette église carolingienne primitive dans le petit appareillage extérieur qui constitue la base du bâtiment au nord et à l’est et également dans l’entrelacs carolingien à trois brins, en réemploi dans le contrefort nord – est. À l’intérieur, entrée sud, un bas- relief, sculpture représentant un animal mangeant les feuilles de l’arbre de vie. En ré-emploi, il a été posé à l’envers. Les impostes des piliers sont sculptés de palmettes et de feuillages. Les chapiteaux autour du chœur sont décorés de feuillages accompagnés de têtes humaines.

La croisée du transept : à droite l’arcade en plein cintre à double rouleaux date du XIIIe

  1.     Du  XI au XIIIe siècle, l’époque féodale, le fief de Vesseaux est un fief ecclésiastique dont le seigneur est l’évêque de Viviers jusqu’en 1150 puis l’abbé bénédictin Josselin, moine bénédictin de la Chaise-Dieu à laquelle le fief est donné.

Dans les conflits de pouvoir entre l’évêque de Viviers et le Comte de Toulouse,  la position de Vesseaux est un enjeu  politique :  le comte de Poitiers valentinois, allié du Comte de Toulouse qui a acquis le fief de Boulogne menace d’étendre ses possessions sur Vesseaux.

Au XIIe, dès leur arrivée les 7 moines qui accompagnent le prieur bénédictins vont restaurer l’église paroissiale, mal entretenue et surtout la transformer en église prieurale. Ils la placent sous le patronage de Saint Pierre aux liens.

Les bâtisseurs, les moines aidés par des maîtres maçons envoyés par l’évêque (on en veut pour preuve les marques de tacherons sur la façade est de l’église) vont agrandir le bâtiment religieux qui fera partie du fort prieural. Le mur nord de l’église formant rempart.

L’église prend la forme d’une croix latine, allongée à l’ouest par l’ajout d’une nouvelle travée. La nef mesure désormais 29,50 m de long. Le portail sera démonté. Mais un problème se pose pour le remonter dans le même sens : la construction rejoint le rocher, il n’est plus possible d’entrer dans l’église par l’ouest. Le portail et le porche vont être remontés au nord pour permettre l’accès à l’église. On a dû faire rentrer l’ancien porche dans un endroit plus étroit d’où le fait qu’aujourd’hui le porche et le portail n’aient pas le même axe de symétrie. La voussure de droite est décalée vers la droite par rapport au porche. Porte à l’ouest pour l’entrée des moines.

À signaler : le tétramorphe représentant le Christ en majesté portant un turban mésopotamien, entouré des 4 apôtres symbolisés par leurs attributs

De cette époque datent les signes lapidaires sur la façade est, le portail et le porche, classés à l’inventaire des Monuments Historique et l’ancienne chapelle du prieur au nord qui donnait sur la chapelle de Marie. On aperçoit l’arcade obturée derrière l’autel. Les encadrements en grès des baies obturées à l’est, face au couvent. Les chapiteaux sculptés à gauche et à droite du transept (feuillage et têtes humaines) La croisée du transept : à droite l’arcade en plein cintre à double rouleaux date du XIIe

  1. Au XIV et XVe siècle : la guerre de Cent Ans

Au XIVe, une tour de défense est édifiée contre l’église au nord-est, entrainant la suppression de la chapelle du prieur.  L’escalier qui donne accès à la tour part de cette chapelle.

On restaure le chœur avec des arrêtes nervurées. À la rencontre des arcs sont placés des culs de lampe ou culots : un angelot porteur d’un écu vide d’armoirie et un personnage les mains jointes.

Au XVe construction de la chapelle des Pénitents du Saint-Sacrement, au sud dans le prolongement de la chapelle Saint Blaise qui devient la chapelle du Saint Sépulcre, construction de la chapelle des pénitents. Une porte est ouverte au sud.

4  Au XVIe siècle construction de la chapelle funéraire des Surville, au  nord

  • l’architecture de cette chapelle est gothique. À l’extérieur, l’inscription latine sur le proche «Le seigneur a connu le fils de Clotilde et de Béranger qui a fini sa vie» rappelle la dédicace de cette chapelle.
  • Ouverture de la chapelle de la Vierge sur la chapelle funéraire.
  • La tour donjon est transformée en clocher.
  1. Au XIXe siècle : nouvelles transformations
  • À la Révolution, la chapelle des Pénitents transformée en école et logement pour l’instituteur.
  • Construction d’une tribune à l’ouest attribuée aux pénitents
  • Construction de la tribune au sud pour le suivi de l’office par les élèves des Frère de Bellay : tribune désormais inaccessible.

Photos :

http://chapiteaux.free.fr/07_TXT_ST-JULIEN-du-SERRE.html


Conférence sur les bornes milliaires

Les bornes milliaires

Borne milliaire de PradonsFrancis Pailler nous a proposé de parcourir le territoire des Helviens dont Alba était la capitale (inscrit Alb sur les bornes milliaires) et plus particulièrement la voie d’Antonin (voir carte ci-jointe).

Toutes les voies romaines rayonnaient depuis Alba et les indications de distance partaient de la capitale.
Les inscriptions sur les bornes indiquaient aussi le nom de l’empereur romain qui les avait fait dresser et le plus souvent à sa gloire.
Erigées sur les voies les plus importantes, ces bornes sont l’équivalent de nos bornes kilométriques. Ce sont des colonnes de pierre cylindriques hautes de 1,5 m à 3 m. Elles étaient installées le long des voies tous les 1000 pas romains, d’où leur nom, soit un peu moins de 1,5 km.
Avec toute sa passion et sa grande connaissance, le conférencier nous a fait longer la voie d’Antonin qui allait de Cruas à Alba puis à Barjac. On peut dater ces bornes de 150 ans après JC. Il reste encore 14 bornes retrouvées en plus ou moins bon état et rarement in situ. Les retrouver a été un travail de longue haleine pour le conférencier. Seules les deux bornes qui étaient surmontées d’une croix, dont celle de Pradons, ont été épargnées par les vicissitudes du temps et les négligences des hommes.
Le conférencier nous a également fait remonter dans le temps, en 52 avant JC au moment des conquêtes de César et d’Alésia (pas de bornes retrouvées de cette époque).
La carte (ci-jointe) nous propose les trois itinéraires possibles que ce dernier a pu emprunter pour combattre Vercingétorix chez les Arvernes.
Pour les curieux de cette période, vous trouverez sur notre site ce passage de la guerre des gaules, en français et en latin.
Il a été aussi question de bornes plus tardives avec une inscription en hommage l’empereur Constantin… Le sujet est infini.
Cette conférence est un préambule à la visite du MUSEAL d’Alba que Dolmens et Patrimoine organise au printemps.
Consultez notre site régulièrement, vous trouverez des dossiers sur « les Romains chez les Helviens » pour commencer à vous plonger dans cette période de notre histoire.

Tous nos remerciements à Francis Paillier pour la qualité de sa conférence et sa disponibilité pour répondre aux nombreuses questions de l’assistance.


http://dolmensetpatrimoine.fr/evenement/lheritage-toxique-de-la-grande-guerre/


Opération LA BEAUME PROPRE 2018


La résurgence du Tégoul

Voici la résurgence en forme de chaudron (Pairôu) du Tégoul à Pléoux au bout de la plaine de Beaulieu-Berrias. La première photo a été prise en juin et les deux autres en juillet.

Elle est alimenté par un siphon qui doit être amorcé et qui est en relation avec le régime hydrologique de la Claysse et la Cocallière, alors que la source de Régourdet au Rouret, comme la Font-Vive, coule toute l’année, même en période de canicule et sècheresse.

André Tourel

La résurgence du Tégoul La résurgence du Tégoul La résurgence du Tégoul La résurgence du Tégoul


Le chemin des dolmens

• Voir aussi cet article de Le Point concernant les dolmens ardéchois.


Rapport d’activité 2018

Rapport Activité 2018


A.G. 2018

AG2018


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